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Après la victoire de Compiègne sur Boulogne-Billancourt cet après-midi, les Remparts font leurs débuts dans ce carré final face à Metz : les Graoully ont dominé la poule Est et s'annoncent dangereux grâce à leur meilleur marqueur, Mikhail Yakovlev.
Le début de partie donne du travail au corps arbitral : deux pénalités successives contre Metz ! Janis Bulitis puis Yann Vannienwehnove laissent les visiteurs à 3 contre 5 pendant 2 minutes, et ce après seulement 16 secondes de jeu... mais le jeu de puissance des Tourangeaux ne fait pas le travail et ne parvient pas à tromper la vigilance de Cédric Dietrich. Dans ces cas là, l'efficacité change souvent de camp... cela ne loupe pas, puisque Naoki Kaneko ouvre le score (0-1, 3'37" but de Naoki Kaneko). Après l'ouverture du score messine, les Remparts doivent défendre une série de pénalités : Virgile Valsaint, puis Radek Stepan sortent chacun leur tour. Quelques secondes de 3 contre 5, puis Virgile Valsaint reprend sa place. Les Blancs s'installent mais sont cantonnés à la périphérie. Les Tourangeaux, agressifs et portés par leur public, ne parviennent pourtant pas à tenir jusqu'au bout. Un joli tir de Bulitis depuis le cercle gauche trouve le fond des filets, derrière un Flavien Habatjou masqué (0-2 à 08'53" but de Janis Bulitis assisté de Iouri Essipov et Génia Kouznetsov à 5 contre 4). Derrière, la ligne Sallé-Remot-Fayault tente de relancer la machine, mais ce sont les Lorrains qui manquent une belle chance plein axe dans la foulée. Ce sont bien eux qui ont la main sur ce début de partie. Les hommes de Normand Roy paraissent tendus, et frôlent la correctionnelle : échappée de Mikhail Yakovlev, et Habatjou sauve son camp de justesse. La réaction tourangelle finit par arriver vers la 13e minute, avec une grosse pression portée par Radek Stepan. Il pousse un adversaire à la faute, mais des fautes simultanées sont appelées (13'36"). L'intensité monte d'un cran à 4 contre 4 : bon tir de Yakovlev, arrêté du gant par Habatjou, et tentatives de Mickaël Lamothe et Charles Sallé en angle fermé. Tours peine à développer son jeu, tant dans la conduite du palet que dans le jeu de passes. Metz est sous contrôle... A 16'23", Yakovlev prend 2 minutes et offre à Tours l'occasion de revenir en fin de tiers. Malheureusement, Mathieu Pasquier commet une obstruction et annule l'avantage numérique avant même l'installation du jeu de puissance. La partie reste nerveuse, et, lors du retour de Pasquier, le contre tourangeau contraint Richard à la faute sur la montée de Lamothe vers le but. Le jeu de puissance débloque la situation et fait exploser la patinoire : palet perdu dans le coin, Mathieu Pasquier attaque le but et le palet revient sur Mickaël Lamothe qui trouve la faille à bout portant (1-2 à 19'20" but de Mickaël Lamothe assisté de Mathieu Pasquier à 5 contre 4). Les jeunes Tourangeaux Arthur Pégart et Daïjyu Coste ne sont pas en reste : sur une belle montée du premier, puis sur une action du second, les Remparts portent le danger sur le but adverse. Le but précieux de Lamothe en cette fin de tiers relance complètement le match.
Tours entame en avantage numérique, sans parvenir à s'installer. Au contraire, c'est même Mikhail Yakovlev qui décolle en contre attaque : arrêt superbe d'Habatjou de la plaque sur cette échappée. Une pénalité tombe dans la foulée et Metz enchaine en supériorité. Le match devient extrêmement physique : Lamothe et Valsaint, solides, résistent à la pression adverse. Les Blancs, précis, parviennent tout de même à exploiter leur avantage. Sur une montée de palet côté gauche, la passe en retrait libère parfaitement l'inévitable Yakovlev pour un lancer en hauteur (1-3 à 23'19" but de Mikhail Yakovlev à 5 contre 4). Tours, sonné, à l'image de Remot touché au visage par un palet, essaie de réagir. Une obstruction dans la neutre permet à Stepan de se faire plaisir en 5 contre 4 : il déborde, repique au but mais personne n'est là pour reprendre la rondelle qui traine. Dans la foulée, le capitaine Yvon Bourgaut est puni d'une obstruction ; le 4 contre 3 est immédiatement appelé lorsque Yann Vannienwehnove fait trébucher Simon Remot après une mise au jeu (25'20"). Stepan insiste sur ses débordements et sur quelques tirs de loin, mais cela reste assez brouillon et peu précis, et manque de soutien. De retour à 5 contre 5, Pasquier efface un adversaire d'une belle feinte, mais trouve la botte du gardien. Peu après, Lamothe, intenable, obtient une faute de Michaël Richard : 2 minutes. La défense lorraine, physiquement intraitable, empêche les Remparts de s'installer. Les mises en échec et les duels pleuvent, et c'est finalement Paul Fayault qui est puni suite à une série de contacts le long de la bande. Les joueurs de Vladimir Kouznetsov s'installent et le palet circule bien : cela fini par faire mouche sur le côté, en angle fermé, grâce à un tir de Mikhail Yakovlev (1-4 à 32'16" but de Mikhail Yakovlev assisté de Génia Kouznetsov à 5 contre 4). Sur l'engagement, Iouri Essipov fait trébucher un Tourangeau et prend deux minutes. Remot slalome mais le gardien s'impose ; sur le contre, Yakovlev sème la panique dans la défense et Habatjou sort la jambière de justesse. Tours profite ensuite d'un changement de ligne pour lancer Paul Fayault en échappée : le petit attaquant feinte mais ne parvient pas à tromper le portier messin Cédric Dietrich. A 4 minutes de la sirène, c'est le jeune Arthur Pégart qui est sanctionné à son tour. Un slap terrible de Matvey Zimkov perce la défense plein axe : les arbitres jugent que le disque a frappé la transversale : pas sûr à vitesse réelle, mais ce n'est finalement que partie remise puisque le grand Janis Bulitis expédie un missile de la bleue dans la foulée (1-5, 37'34" but de Janis Bulitis assisté de Yann Vannienwenhive et Yannick Hamri à 5 contre 4). Les Remparts sont dans les cordes et seule une montée de Lamothe, qui centre du revers sur Bourgaut, inquiète un peu Dietrich. Dans la dernière minute, toute la frustration tourangelle transparait sur une mauvaise charge de Bastien Quinsac en zone offensive : Metz finit en supériorité, et comptera 1'37" d'avantage numérique pour entamer le dernier tiers.
Avec 4 buts à remonter et une infériorité à tuer, la partie s'annonce mal pour les Remparts. Stepan sonne la charge et les Bleus multiplient les mises en échec : la pénalité est tuée sans tir sur Habatjou, mais avec un arrêt de Dietrich. La bonne volonté tourangelle est récompensée par une pénalité, Stepan étant mis au sol de manière irrégulière. Stepan, après avoir raté son tir, se fait intercepter et Naoki Kaneko file au but : Habatjou sauve l'échappée du Japonais. Les visiteurs tuent la pénalité sans problème, et, à peine revenus à 5, tuent le match d'un lancer du revers de Yannick Hamri, qui trouve un trou de souris depuis le cercle gauche, alors qu'il était marqué par deux défenseurs (1-6 à 45'17" but de Yannick Hamri assisté de Génia Kouznetsov). Les Lorrains enchainent, trouvant des angles de passes superbes : un festival de précision technique et de puissance physique. Tours, de plus en plus maladroit, coule : la rondelle se balade un peu partout dans la défense, les espaces se creusent, les relances sont catastrophiques et Hamri termine le travail de Vannienwehnove dans l'enclave (1-7 à 47'51" but de Yannick Hamri assisté de Yann Vannienwenhove). Complètement KO, les Tourangeaux obtiennent un retard de jeu et leur jeu de puissance frôle la réduction du score : le tir de Stepan, dévié deux ou trois fois en route, finit sur le poteau. Une pénalité tourangelle tombe tout de suite et annule ce bref 5 contre 4. Habatjou doit rapidement s'employer sur une montée de Kaneko, puis sur le rebond pris par Hamri. Il s'incline en revanche sur une rapide percée plein axe, conclue tout en technique par Yakovlev : à droite, à gauche, à droite et revers en hauteur (1-8 à 50'50" but de Mikhail Yakovlev assisté de Yann Vannienwenhove). Metz s'amuse, régale malgré tout le public par son jeu offensif spectaculaire. Les Blancs exploitent le moindre espace, profitent des boulevards laissés par la défense : Youri Drain déboule encore, mais manque le cadre. Les Remparts ont le mérite d'essayer de réduire le score, continuant à travailler physiquement, à chercher les décalages, mais les solides arrières messins ne laissent rien passer. Pire, Valsaint reste sur la glace quelques instants après une mise en échec, sans dommage heureusement. La fin de match a peu d'intérêt, les deux équipes tournant le palet : Metz, sans volonté de creuser le score, Tours, sans parvenir à trouver le moindre espace, malgré une bonne volonté évidente.
Score final très lourd donc : 8-1 pour Metz, sans aucune contestation possible. Les Lorrains, très solides physiquement, se sont montrés bien plus précis et plus efficaces, notamment en supériorité. Les Remparts n'ont jamais vraiment pu menacer Dietrich, se contentant trop d'actions individuelles et de tirs lointains peu dangereux. Les Tourangeaux, à l'effectif très jeune, ont sans doute pris la mesure ce soir du travail restant à accomplir.
Tout est encore jouable pour les Remparts, il reste encore 2 matchs à disputer pour atteindre une des deux places qualificatives.
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